Articles de presse

  • Article de "La Presse de la Manche" - Novembre 2017

Charte Ville-Handicap. Encadrement du public mal et non-voyant 

Une formation pour les encadrants

La ville déléguée d'Equeurdreville-Hainneville continue d'honorer la charte Ville-Handicap à travers diverses actions et animations.

C'est dans ce cadre qu'a eu lieu une formation à l'encadrement du public mal et non-voyant qui a débuté lundi et s'est terminé hier. Une formation adressée au réseau de bénévoles et animateurs de la lutte contre l'isolement du CCAS, aux animateurs de l'Ehpad Bérégovoy et à des membres des associations partenaires de la charte Ville-Handicap. Elle s'est déroulée dans les locaux de la plateforme du service senior.

Le formateur, Jean-Luc Doraphé, de l'association Valentin Haüy basée à Caen, a appris aux participants à utiliser les logiciels Jaws et MDVA, adaptés aux mal et non-voyants afin qu'eux-mêmes puissent accompagner ce public dans la manipulation des outils informatiques.

Parmi les représentants d'associations, étaient présentes Josiane Ingouf, de l'association informatique ludo éducative (Aile) et Marie-Rose Savoyard, des Auxiliaires des Aveugles de la Manche, toutes les deux déjà très engagées dans leur domaine auprès de publics divers comme les personnes âgées ou dépendantes.

Les responsables pourront désormais dispenser des initiations suivies d'approfondissements à l'utilisation de logiciels informatiques à des personnes mal ou non-voyantes.

"Ces ateliers sont mis en place dans le cadre de la charte Ville-Handicap. Leur jauge est adaptée au public concerné et ils présentent déjà un bilan très positif, aussi bien en nombre d'inscriptions qu'en objectifs atteints. En effet, aujourd'hui tous les inscrits sont capables de réaliser les tâches qu'ils souhaitaient maîtriser à leurs débuts" précise la directrice du CCAS.

Renseignements : Agnès Marie, coordinatrice de la mission intégration des handicaps de la ville déléguée d'Equerdreville-Hainnevlle au 02 33 53 96 48.

  • Article de Ouest France - Sept 2017

La Tapisserie se rend accessible aux non-voyants

 
Jeudi, le musée a inauguré des panneaux en résine, réalisés par l’association Valentin Haüy. Ils permettent aux non et malvoyants de découvrir trois scènes emblématiques.
 

L’idée

Il a fallu entre 100 et 150 heures à Rémy Closset, bénévole de Valentin Haüy, pour réaliser chacun des trois panneaux, inaugurés jeudi, qui trônent désormais au second étage du musée de la Tapisserie. Une création en 3D offre un aperçu aux non et malvoyants de l’immense fresque emblématique. À la veille des Journées européennes du patrimoine, la « cérémonie » se voulait symbolique de l’accès à la culture pour tous. À l’origine du projet, un simple coup de téléphone. La responsable du pôle Séjours vacances de l’association de soutien aux déficients visuels Valentin Haüy appelle l’établissement bayeusain pour la venue d’un groupe. Or, celui-ci n’était pas équipé pour les aveugles.
 

Des panneaux en relief

 
« On pense toujours à l’accessibilité physique » , souligne d’ailleurs Gérard Colliot, le président de l’association, lors de l’inauguration." Moins à  l’accessibilité au contenu culturel ».L’idée de proposer un support germe alors. « On s’est mis en contact avec les gens du musée pour leur demander ce qu’ils imaginaient en scènes emblématiques", relate Pierre Ciolfi, vice-président de l’association. "De là, Rémy a commencé à travailler sur la modélisation". 
Des images de synthèse sont produites, puis présentées à Antoine Verney, conservateur en chef des musées de Bayeux. Naît alors le partenariat. Valentin Haüy s’engage à financer les panneaux. Trois réalisations donc, en résine polyuréthane, précise Rémy Closset, modélisées puis fraisées. L’ensemble permet, par le toucher, de découvrir le détail de chaque scène en relief. Sur le côté, un texte explicatif retranscrit en braille en français et en anglais. Les scènes représentées ne sont pas à l’échelle de la Tapisserie, volontairement plus petites - soit 40 cm de hauteur contre 50. Pour permettre un accès plus facile à l’ensemble du support par les non voyants. Le nouvel équipement vient aussi appuyer le projet plus large porté par la Ville de faire de la Tapisserie un centre d’interprétation de l’Europe du Moyen Âge à l’horizon 2023, rappelle Loïc Jamin, maire-adjoint en charge du Tourisme et des Musées. En attendant, imaginer la création 3D sur l’ensemble de la fresque paraît « difficile »
, souligne le vice-président de Valentin Haüy. « Mais les technologies évoluant, on peut aussi imaginer des choses. »
L’association travaille, entre autres, à un « guidage à travers le balisage Bluetooth. »
 
Mariam FOURNIER.
Article issu de l'édition de Caen du samedi 16 septembre 2017

 

- OUEST FRANCE - 10 septembre 2017


La Tapisserie de Bayeux pour les Aveugles

À l’occasion des Journées du patrimoine, la Tapisserie de Bayeux sera accessible aux malvoyants. L’association Valentin-Haüy a réalisé une version en trois dimensions de la célèbre broderie. Une partie de l’œuvre millénaire qu’il sera possible de toucher, à la différence de l’originale, protégée par une vitre.

« Les mises en relief ont été réalisées par modélisation informatique dans des plaques de polyuréthane,
explique l’association.

Désormais, une personne aveugle ou malvoyante peut découvrir la Tapisserie par le toucher et ressentir l’émotion qui s’en dégage. »
À découvrir dès le samedi 16 septembre.

 

- OUEST FRANCE du 20 mars 2017

SIADV : Vingt ans au service des déficients visuels

Écrans grand format, claviers en braille, reconnaissance vocale… l’association aide les aveugles et victimes de troubles visuels à continuer à travailler.

Pourquoi ? Comment ? Qu’est ce que le SIADV ?
C’est le Service interrégional d’appui pour adultes déficients visuels. Ce service, qui dépend de l’association Voir ensemble, accompagne depuis vingt ans les personnes déficientes visuelles en Normandie. « C’est un appui technique, explique Guillemette de Nantois, responsable du service régional basé à Caen. L’association Voir ensemble, qui fête cette année ses 90 ans, œuvre, elle, pour l’insertion des personnes malvoyantes dans la société. Une centaine de personnes sont suivies par l’association sur l’ensemble des cinq départements normands. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, les aveugles sont très largement minoritaires.

Qui compose le service ?
Outre la responsable, le SIADV est composée également d’une instructrice de locomotion, chargée de faciliter l’autonomie dans les déplacements, qu’ils soient pour se rendre au travail ou à l’intérieur de l’entreprise.« Mais on travaille aussi sur les activités de la vie journalière comme la reconnaissance des pièces de monnaie pour les commerçants ». Une ergonome étudie et aménage les postes de travail. Une formatrice spécialisée dans les nouvelles technologies aide à la prise en main des outils.

Comment œuvre ce service ?
Le bénéficiaire doit d’abord passer par la médecine du travail qui reconnaît qu’un travailleur souffre de déficience visuelle. Ensuite, un diagnostic précis est réalisé.« Chaque cas est particulier, en fonction du degré de handicap mais aussi du poste de travail ou de l’emploi occupé. » La prise en charge des travaux ou aménagements à réaliser est assurée par le FIPHFP (Fonds pour l’insertion des personnes handicapées dans la fonction publique).

Quelles solutions peuvent être mises en place ?
La technologie a permis de faire évoluer les choses : cela va des liseuses aux écrans grand format, des claviers en braille, à la reconnaissance vocale ou encore plus simplement à l’amélioration de l’éclairage.« On peut aussi sensibiliser les autres personnels de l’entreprise, on agit aussi bien pour le privé que pour le public », note encore Guillemette de Nantois qui estime que les choses évoluent.

Jean-Luc LOURY.

SIADV Normandie, 26, rue Saint-Martin à Caen. Voir nos vidéos sur www. ouest-france.fr/caen


Article issu de l'édition de Caen du lundi 20 mars 2017

 

- OUEST FRANCE Pays d'Auge - 20 février 2017

Bowling et tandem ouverts aux malvoyants
 
Fondée en 1889, l’association Valentin Haüy vient en aide aux personnes malvoyantes. À Lisieux, l’association propose de nombreuses activités tout au long de l’année.
 
Trois questions à…
 
Richard Piotrowski,
président de l’antenne lexovienne de l’association Valentin Haüy.
 
Qu’apporte votre association aux aveugles et aux malvoyants ?
Notre rôle est d’aider les gens à reprendre confiance en eux, à acquérir de l’autonomie. De trouver des solutions avec une balance parlante, un détecteur de couleurs ou de niveau pour remplir un verre par exemple… Ensuite, nous proposons des sorties, car le plus gros fléau est de rester enfermé chez soi. Le handicap n’empêche pas de sortir, ni de rencontrer des gens.
 
L’antenne lexovienne a été créée il y a sept ans, qu’avez-vous comme activités ?
À Lisieux, nous sommes presque quatre-vingts membres, moitié déficients visuels et moitié bénévoles accompagnants. L’an dernier nous avons proposé 120 activités, dont le bowling, deux fois par mois, la randonnée pédestre et le tandem en partenariat avec le Vélo club lexovien toutes les semaines. En général, nous sommes une quinzaine à chaque rendez-vous. Nous organisons aussi des déjeuners, des goûters, des jeux comme le Trivial pursuit…
 
Votre association propose des loisirs, mais aussi, d’apprendre le braille et l’informatique…
Apprendre le braille peut être très précieux, cela simplifie les aspects de la vie quotidienne que les techniques audio ne peuvent pas résoudre. Des cours sont proposés le mardi et le jeudi, à la médiathèque, ainsi qu’une initiation à l’informatique. Échanger des mails, envoyer des documents, utiliser des smartphones ou des tablettes est tout à fait envisageable. Un formateur est là pour nous accompagner. Et, chaque troisième vendredi du mois, à 14 h, la médiathèque programme un film en audio description.
 
Anne BLANCHARD.
 
Association Valentin Haüy,

 

pour toutes les personnes mal voyantes, non voyantes ou bénévoles : antenne lexovienne, Richard Piotrowski au 06 14 64 57 82 ou richardpiotrowski@free.fr

 

 

- OUEST FRANCE - 25 janvier 2017

Un tapis rouge pour jouer à la pétanque !
 
Épron — La France compte plus de trois millions de déficients visuels. La mairie a offert la possibilité à l’association Valentin Haüy de jouer à la pétanque dans le gymnase.
 
L’initiative
Avant de commencer à jouer à la pétanque dans le gymnase de la commune, les membres de l’association Valentin Haüy, déploie leur tapis rouge de 7 m x 4,50 m. Tapis quadrillé, avec, en marge, des chiffres et des lettres, façon jeu bataille navale.« Ces indications servent de repères aux joueurs », commente Thierry Meudec. Un tapis rouge pour jouer à la pétanque quelle drôle d’idée ! Mais pour ces joueurs déficients visuels ou aveugles, ces précisions sont importantes, cela leur permet de se repérer dans l’espace. C’est presque facile
 
« Cette activité est aussi ouverte aux voyants. Mais on leur obstrue la vue avec des lunettes opaques », précise Anne-Marie Sautereau, secrétaire de l’association. Le joueur écoute les indications de l’arbitre et les conseils de leur coéquipier,« le cochonnet est en Y7 ! » Reste au lanceur à doser la force de son lancer et de placer sa boule à l’endroit désiré.« Après quelques parties, les joueurs trouvent vite leur marque. Ils arrivent à placer leur boule à côté du cochonnet », confirme Thierry Meudec. Alors que Gringo, le chien guide dort paisiblement sur le bord de la piste, son maître s’esclaffe sur la piste de boule.« Ce jeu est très convivial. » Bernard, déficient visuel pratique la pétanque depuis trois mois :« Je vois un peu. Mais, avec les lunettes tout ce complique. J’ai du mal à gérer ma force et la direction. Toutefois, on rigole beaucoup. »
 
Tous les samedis, de 16 h 30 à 18 h, séance de pétanque avec l’association Valentin Haüy, tél. 07 54 83 57 27.
 
Article issu de l'édition de Caen du mercredi 25 janvier 2017

 

 

-- OUEST FRANCE - 2 DECEMBRE 2016

Yannick Gerny,

Je préside une association de non-voyants, qui cherche des solutions pour rendre nos déplacements dans la ville plus faciles et plus autonomes. Outre la pratique du tandem avec un pilote voyant, j’utilise les transports en commun. Je préfère largement le tramway au bus, parce qu’avec lui, je sais que tous les arrêts seront effectués et annoncés oralement trois minutes avant l’arrivée. En tant que non-voyant, on a besoin d’être orienté et rassuré. En mars 2016, l’équipe du projet Tramway 2019 a invité six associations de personnes à mobilité réduite, dont la mienne, à tester le tramway du Havre (un Citadis d’Alstom, mis en service en 2012). En faisant le tour de la ville, nous avons pu éprouver les dispositifs mis en place pour faciliter l’accessibilité : la hauteur du quai, les rampes d’accès, la plateforme intérieure qui permet le demi-tour en fauteuil, et en ce qui me concerne, les annonces sonores à la fermeture des portes, au démarrage, à l’approche des stations, les horaires en braille… Il y a une réelle prise en compte de l’accessibilité par le constructeur et la collectivité. Je suis heureux de constater que le futur tram de Caen-la-Mer se fait aussi en concertation avec les usagers que nous sommes. Nous avons pu apporter nos préconisations.

Propos recueillis par Marylène CARRE.

Article issu de l'édition de Caen du vendredi 2 décembre 2016

 

---- OUEST FRANCE - 23 Novembre 2016

Un jeu adapté aux déficients visuels a été présenté

L’histoire
Il y a huit ans, Michel Loire et son épouse donnent naissance à Andréa, atteinte d’un glaucome sévère aux yeux. Malgré seize opérations, sa cécité est de plus en plus importante. Scolarisée à Basly, elle suit une scolarité normale, grâce à l’investissement de son auxiliaire de vie scolaire, de l’équipe pédagogique et de ses parents. Malgré cet appui, Michel Loire ne peut poursuivre sa carrière de commercial dans l’industrie pharmaceutique. Il décide de changer radicalement d’emploi.« Grâce à un ami, Jean-François Lenen, qui avait réalisé un jeu pour des animations en grande surface, j’ai pu rebondir. Nous avons créé, en novembre 2015, le jeu de société Crazy Courses et la société Kandréal, à Anguerny. » Le Crazy Courses, adapté aux déficients visuels, est fabriqué en Normandie avec des pions en bois écologique. Il a été présenté à la bibliothèque, lors de l’après-midi jeux. Comme l’indique le slogan « Plus vite tu achètes, plus vite tu gagnes ! » Le but du jeu ? On utilise un plateau, on joue avec un dé, des jetons d’achat, des cartes qui fixent des objectifs aux joueurs… Ce jeu familial pousse le joueur, alors acheteur, à arriver le premier, avec son chariot chargé de courses, sur le parking du plateau de jeu.« Je me suis engagé auprès de l’association M’as-tu vu, à Mathieu, qui œuvre en faveur des déficients visuels et aveugles, à leur reverser 1 € par boîte vendue », souligne Michel Loire. Le jeu est pour le moment commercialisé en vente directe, sur le site de Kandréal. Michel Loire espère trouver des partenariats :« Les publicités, les magazines de jouets, la grande distribution restent inaccessibles pour moi qui utilise mes fonds propres pour commercialiser le jeu », regrette le créateur.

 

--- OUEST France --- 19 novembre 2016

M’as-tu vu aide les enfants déficients visuels

Depuis janvier 2014, l’association M’as-tu vu a pour vocation de soutenir les enfants déficients visuels et leurs familles.« Notre objectif est que les enfants déficients visuels aient accès aux livres et aux jeux adaptés » , précise Catherine Fossard, présidente. Un album jeunesse tactile coûte un minimum de 25 €.« Ces livres sont fabriqués par des Etablissements et services d’aide par le travail (Esat).Seuls deux éditeurs en vendent » ,explique la présidente. La difficulté de l’association est évidemment de récolter des fonds.« On doit sans cesse aller taper à la porte de l’inspection académique pour obtenir du matériel adapté (Braille Sense)qui permet aux enfants de suivre leur scolarité » , déplore Catherine Fossard. Michel Loire, membre de l’association, dont la fille Andréa est malvoyante depuis sa naissance, a créé un jeu de société appelé Grazy courses , à mi-chemin entre le Monopoly et la Bonne paye .« Je me suis engagé auprès de l’association M’as-tu vu, à leur reverser 1 € par boîte vendue » . Trois de ses amies participent au Raid Amazones, en Californie (EtatsUnis), entre le 12 et le 20 novembre.« Tous les ans, chaque équipe engagée a la possibilité de soutenir une association en récoltant des fonds » , précise Michel Loire. Chris, Gisèle et Agnès concourent pour la bonne cause et se sont engagées dans le combat contre la malvoyance.« Elles ont déjà rassemblé près de 1 000 €, destinés à l’achat de livres en braille » , se réjouit Michel Loire.

 

--- OUEST France --- 15 Novembre 2016

Iffy , les yeux d’Anaïs, partout où elle va

Anaïs a perdu la vue lorsqu’elle avait 9 ans. Aujourd’hui adolescente, elle a repris le fil de sa vie, épaulée au jour le jour par Iffy , une jolie femelle labernois. La collégienne rennaise a été la plus jeune aveugle de France à posséder un chien guide.

Ce n’est pas sans émotion qu’Anaïs a vu au théâtre à Rennes, + j’avance, + le chemin s’étire . La pièce, très touchante, raconte l’histoire de Noémie, une petite fille qui ne voit ni les maisons, ni les voitures, ni la mer, ni le ciel. Noémie est aveugle, elle voit autre chose. Et comme toutes les petites filles du monde, Noémie veut aller à l’école toute seule. Dans le spectacle monté par le théâtre de l’Arpenteur et Hervé Lelardoux, c’est Anaïs qui prête sa voix à Noémie. Le metteur en scène et la fillette se sont rencontrés à Rennes, au centre Angèle-Vannier pour déficients visuels, il y a trois ans, lors d’un atelier théâtre. L’histoire de Noémie, c’est un peu la sienne. Car si Anaïs Bossy est comme beaucoup d’adolescentes de 13 ans, pleine de vie, partageant son quotidien entre le collège à Rennes, les copains, la guitare et l’équitation, sa vie a basculé à 9 ans. Victime d’une encéphalite virale, elle s’est retrouvée clouée dans un lit d’hôpital deux mois, paralysée, placée dans un état semi-comateux pour ne pas souffrir.« Je ne me souviens plus de cette période, juste ce qu’on m’en a raconté. » Après, il y a eu la rééducation durant trois mois, au CHU Pontchaillou, pour remarcher, réapprendre les mouvements, tenir sa tête, rattraper le retard pris à l’école, avant que ne tombe la terrible nouvelle. Anaïs ne retrouvera pas la vue.« Ça a été très dur, j’avais, malgré les moments de découragement, gardé espoir durant toutes ces semaines. » Heureusement, la famille et les copains sont là, l’entourent.« Mes amis d’avant sont restés fidèles. Ils se sont habitués. Encore aujourd’hui, quand j’explique que je ne peux pas jouer à ce jeu, ils cherchent une solution pour que je puisse y participer. Et je me suis fait de nouveaux amis. » Ses sens de l’ouïe et du toucher se sont développés. Aujourd’hui, les bruits inconnus lui font moins peur. Chaque jour, à Pléchâtel, en Ille-etVilaine, où elle habite avec sa famille, un taxi passe la prendre pour aller au collège. Munie d’un ordinateur en braille, elle peut suivre les cours, aidée d’une aide à la vie scolaire. Dans sa classe, elle a été élue déléguée. Anaïs a soif d’autonomie :« Comme Noémie, dans la pièce de théâtre, je veux tout faire toute seule. Tout est possible même si ce n’est pas du premier coup. Même si on me dit que je ne peux pas, j’ai envie de faire… » Anaïs a repris l’équitation, commencé la guitare.« Mon prof m’a dit : « Je ne sais pas comment on va faire, mais on va trouver ! » Personne ne nous comprend, mais on a nos codes ! »

« On a nos codes »

Dans le jardin, son père a trouvé un système pour qu’elle puisse courir, sans se perdre ou se blesser. Et puis il y a un an et demi, Anaïs a reçu l’aide d’ Iffy , une femelle labernois. À 3 ans et demi aujourd’hui, elle est devenue une complice de tous les instants.« Elle me permet d’être en sécurité, d’éviter les obstacles, les poubelles, les zones de travaux, de trouver le meilleur chemin, une porte d’entrée. Même si c’est moi qui donne les ordres, décide quand on traverse la route. Je peux aller où je veux maintenant. Et je suis moins fatiguée qu’avec la canne blanche. Iffy analyse le chemin pour moi. » Et instinctivement, la chienne la protège, dès que se présente un trottoir, un trou, en se mettant devant elle. Au collège, Iffy aide Anaïs à changer de salle de classe, à se diriger dans les couloirs, à trouver une chaise libre. Pendant les cours, elle attend sagement sous la table et dort. En échange, Anaïs prend soin d’elle, la nourrit, la promène. À la récréation, elle a un coin dans la cour pour faire faire ses besoins à Iffy . Et elle continue de l’éduquer. Récemment, elle a appris à la chienne, dans le jardin de la maison familiale, le chemin pour qu’elle la guide jusqu’à la boîte aux lettres. L’adolescente a été la plus jeune aveugle de France, épaulée par un chien guide. Cela lui a valu d’être sur l’affiche de la campagne de septembre dernier en faveur des chiens guides d’aveugles et de participer à un clip. Trois stages ont eu lieu au préalable pour évaluer sa maturité, sa capacité à s’occuper de l’animal, à sortir avec lui. Il a ensuite fallu trouver le couple idéal, pour ce long compagnonnage. La vie d’Anaïs a changé, forcément. Avant, elle projetait d’être chirurgienne ; aujourd’hui, elle se rêve ostéopathe canin ou équin. À ses côtés, ses parents ne lâchent rien.« Ça oblige à réfléchir et penser autrement, témoigne Stéphany Lemoine.On cogite. Chaque jour, on se bat pour qu’elle ait accès aux choses, à l’enseignement, aux activités, au matériel, que la loi soit respectée, qu’elle puisse entrer dans les magasins et les restaurants avec son chien » Anaïs a appris :« Il ne faut jamais se décourager, avec la motivation, on trouve des solutions. Et je finis par oublier mon handicap. »

Texte : Agnès LE MORVAN. Photo : Marc OLLIVIER

 

--- OUEST FRANCE NOVEMBRE 2016 ----

Transports : du neuf pour les handicapés

Arrivée d’un nouveau prestataire, rotations plus nombreuses le week-end, nouveautés… Le réseau Mobisto élargit son offre de services auprès des personnes à mobilité réduite. Explications.

Nouveau prestataire

« Nous avons relancé la délégation de service public, explique Rodolphe Thomas, vice-président de Caen-la-Mer en charge des transports.Depuis, Luckystar est ainsi le nouveau prestataire de Mobisto. » Organisé par l’agglomération, ce service est destiné aux personnes à mobilité réduite pour leur faciliter l’accès aux transports en commun. Mobisto est aujourd’hui doté de onze véhicules adaptés, dont le dernier né, un minibus électrique. Ce service de transport à la demande, en porte à porte, assuré de 7 h à minuit, sept jours sur sept, hormis le 1er mai, s’effectue dans l’ensemble du territoire sur réservation préalable.

Nouveautés
L’arrivée de ce nouveau prestataire s’accompagne de la mise en place de nouveautés.« Les conducteurs disposent désormais des numéros de téléphone des usagers, explique Barbara Raine, conseillère communautaire en charge de la commission personnes à mobilité réduite et transports.Cela permet aux chauffeurs de les appeler en cas de retard. Cela évite aux utilisateurs d’attendre pour rien. » Dans les minibus, des kits de confort comprenant un parapluie ou des chargeurs de téléphone portable ont par ailleurs été mis en place. La veille des trajets, les usagers occasionnels reçoivent désormais un SMS pour leur rappeler leur réservation.


Témoignage
C’est un autre plus. Yannick Gerny, atteint de cécité, domicilié à Hérouville-Saint-Clair et employé à Leroy Merlin à Mondeville, usager de Mobisto depuis une vingtaine d’années pour effectuer ses trajets domicile - travail, est là pour en témoigner : «Aujourd’hui, grâce à Mobisto, on peut aussi avoir accès à l’offre culturelle et de loisirs le week-end, se réjouit-il.Une vraie solution pour avoir du lien social. » Depuis l’arrivée du nouveau prestataire Luckystar, les vendredi et samedi soir, davantage de véhicules sont disponibles pour permettre aux personnes à mobilité réduite de profiter de ces périodes propices aux moments festifs.

Formations
Les chauffeurs transportant des personnes à mobilité réduite ne sont pas les seuls à bénéficier de formations pour aider de la meilleure des manières les usagers concernés. Mobisto propose également aux handicapés d’être accompagnés pour utiliser les réseaux de bus classiques. Il faut savoir que les arrêts de bus sont équipés de quais surélevés, que les bus sont par ailleurs dotés de rampes électriques. Ces accompagnements auprès des personnes à mobilité réduite ont pour objectif de les aider à être de plus en plus autonomes.

Benoît LASCOUX.

 

Mobilité réduite
Lorsque l’on évoque les personnes à mobilité réduite, Mobisto ne prend pas uniquement en compte les personnes handicapées à vie. Celles qui viennent de se fracturer un membre, par exemple, et qui ne sont plus en mesure de se déplacer par leur propre moyen, peuvent aussi faire appel à ce service. Une commission est chargée de statuer sur leur cas pour dire si elles sont éligibles ou non.

REPERES

Un million

C’est, en euros, le montant que Caen la-Mer consacre chaque année aux déplacements des personnes à mobilité réduite, via le réseau Mobisto.

800
C’est aujourd’hui le nombre de personnes qui sont inscrites à Mobisto et qui bénéficient donc de ce service de transport à la demande. Un tiers d’entre elles sont considérées comme des usagers au quotidien.« Lorsque ce service sera transféré vers la communauté urbaine et que nous passerons de 35 à 54 communes, la fréquentation sera nécessairement en hausse », indique Rodolphe Thomas.

Tarifs
Pour effectuer un trajet avec Mobisto, il en coûte aujourd’hui 1,50 € aux usagers. Le carnet de dix tickets est vendu 12,70 €. L’abonnement mensuel s’élève à 41,70 €.

02 31 44 85 21

C’est le numéro de téléphone à composer pour réserver son ou ses trajets avec Mobisto, situé 40, rue du Bengale, à Caen. Autre contact pratique pour obtenir des renseignements : www.mobisto. Fr

9
Les véhicules de Mobisto peuvent transporter jusqu’à neuf personnes ou cinq fauteuils roulants pour permettre aux personnes à mobilité réduite de se rendre au travail, en cours, pour aller chez le médecin, faire leurs courses…

Articles issus de Ouest France

du 5 novembre 2016

--- LISIEUX MARS 2016 ---

Après avoir déjà eu les labels pour 3 des 4 handicaps reconnus (mental, moteur, auditif) l'office de tourisme de Lisieux espère décrocher le label handicap visuel grâce à l'Association Valentin Haûy, au service des Aveugles et Malavoyants (extrait de l'article du Pays d'Auge du 1er mars 2016)

Vous pouvez consulter 3 articles de presse concernant ce sujet :

Pays d'Auge (1er mars 2016)

Eveil de Lisieux (mars 2016)

Ouest France (mars 2016)

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Visite guidée du théâtre adaptée aux malvoyants (décembre 2015)

Consulter l'article : visite guidée du théâtre

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Article issu de l'édition Ouest France de Caen du vendredi 4 décembre 2015

De l’art en braille pour les malvoyants

Mercredi, l’artiste caennaise Cendres Delort a présenté son travail de broderie en braille à deux groupes de malvoyants.

L’initiative

L’Association Valentin Haüy (AVH) et Cécitix, spécialisées dans l’accompagnement des personnes aveugles ou malvoyantes, ont découvert en avantpremière les ouvrages d’ Azertyuiop Collection, de Cendres Delort, artiste plasticienne et comédienne, à Caen, mercredi. Ils ont ainsi pu toucher et déchiffrer des mots tissés en braille… Sur des coussins.« Je suis partie deux mois au Maroc où j’ai travaillé avec une brodeuse et me suis initiée à l’arabe », confie l’artiste. Tissus, sérigraphies, photographies, écriture braille, broderie et pliage, sont autant de domaines auxquels la jeune femme est liée. Elle a également collecté tous les alphabets vivants, pour les intégrer dans ses œuvres, encore en cours.« Dont le braille, qui pour moi est un alphabet aussi légitime que les autres », précise-t-elle. Deux ans, quatre résidences et de nombreuses heures de coutures lui ont été nécessaires pour tisser ce projet d’envergure. « En m’intéressant au textile et à la peau, je fais taire la parole et laisse place à l’écriture qui permet de déposer la pensée, de façon spontanée ou réfléchie. »

En présentant son travail à des personnes malvoyantes et aveugles, Cendres Delort souhaite recueillir leurs ressentis. Accueillis par le trio les Brett Sinclair, les visiteurs ont pu plonger dans l’univers de l’artiste, dans un de ses ateliers, la Chapelle. En touchant les coussins, les commentaires et questions fusent. Un des accompagnateurs de l’association Cécitix s’enthousiasme : « Lire du braille sur tissu, c’est mille fois mieux que sur papier, ça donne un certain confort, c’est plus fluide ! » Cendres Delort travaille toujours sur ce projet et espère exposer courant 2016.

Marion DANZÉ. 

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Article de Ouest France du 30 mars 2015

Même sans voir, on peut tirer à la carabine !

Aveugles et malvoyants ont pu le découvrir lors d’une journée organisée par le comité régional handisport, samedi 28 mars 2015.

« Ce n’est pas parce qu’on est aveugle qu’on doit rester assis sur sa chaise ! » Virginie n’est pas complètement aveugle, mais la rétinite pigmentaire dont elle est atteinte a considérablement détérioré sa vision.« J’ai déjà pratiqué le torball (sport de ballon)et le vélo en tandem, aujourd’hui je suis venue pour tester autre chose. » Samedi, dans le gymnase de l’UFR staps, sur le Campus 2, elle avait le choix entre sept sports différents. Parmi lesquels la pétanque adaptée ou, encore plus surprenant, le tir à l’arc et le tir à la carabine.

Handiday en avril

Pour ce dernier, Virginie a bénéficié des conseils de Bernard Lemaire, bénévole du club de tir sportif Saint-Michel, d’Avranches, qui a une section handisport. Il lui a expliqué comment se servir du système de visée sonore qui lui indiquait quand elle se rapprochait de la cible. La journée de promotion de samedi était organisée par le comité régional handisport de Basse-Normandie, en collaboration avec l’association À vue de truffe (chiens d’aveugles) et l’Association pour adultes et jeunes handicapés (Apajh).« C’est une première dans la région, mais nous renouvellerons l’expérience », promet Muriel Elissalde, coordinatrice au comité régional. Une autre demi-journée, réservée aux jeunes déficients visuels (jusqu’à 16 ans), est prévue au même endroit à la mi-avril. Baptisée Handiday, elle associera des binômes voyants/nonvoyants qui participeront ensemble à cinq ateliers : bowling, tir à la sarbacane, judo, parcours gymnique et sans doute pétanque.

Daniel LE GALL. 

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Article de Ouest France du jeudi 5 mars 2015

Ca nous permet d'imaginer le spectacle"

La 6 édition du Festival international du cirque de Bayeux s’est ouverte, hier, avec une première séance dédiée aux non-voyants.

L’initiative
C’est une première en France. Hier, la première représentation du Festival international du cirque de Bayeux a été retranscrite en audio description pour vingt-huit personnes, à l’initiative de l’association organisatrice et de la Fondation Orange. Cinq enfants de Caen et vingt-trois adultes de l’Association des aveugles et malvoyants de la Manche, ont pu se faire une idée des dix numéros présentés, grâce au travail d’Élisabeth Martin-Chabot, de l’association Écoutez l’image.
« Il m’a fallu 70 heures de travail, plus une relecture avec une personne malvoyante pendant une dizaine d’heures »,
raconte, soulagée, Élisabeth Martin-Chabot.« C’est assez difficile de décrire un tel spectacle, mais elle a fait ça très bien, se réjouit Danièle Refuveille, présidente de l’Association des aveugles et malvoyants.Pour la plupart des membres de l’association, c’est la première fois qu’ils assistent à ce genre d’événement, poursuit-elle.Cela nous apporte vraiment un plus. »
Hier, chacun a été équipé d’un casque audio pour suivre le spectacle.« Le seul problème, c’était que la musique de l’orchestre couvrait un peu la voix off », regrette Danièle Refuveille.« Je m’en suis rendue compte alors j’ai parlé le plus fort possible », répond Élisabeth MartinChabot, qui a lu son texte en simultané avec les numéros. Malgré ce léger problème technique, l’initiative a fait l’unanimité.
« Ça nous permet vraiment d’imaginer ce qu’il se passe », assure Joseph, membre de l’association.« C’était vraiment bien, renchérit Jean-Claude.J’avais déjà assisté à des cirques avant de devenir malvoyant. C’était donc c’était une chance de pouvoir le faire à nouveau. »

Mathilde ROUX.

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Article de Ouest France du vendredi 30 janvier 2015

A Bayeux, du cirque pour non voyants

Une comédienne assurera la transcription pour une vingtaine de spectateurs non-voyants, lors du prochain festival international.

Trois questions à Élisabeth Martin-Chabot, comedienne et audiodescriptrice.

En quoi consiste l'audiodescription ?

Il s'agit d'accompagner les spectateurs non-voyants ou malvoyants, avec des commentaires destinés à décrire ce qu'ils ne voient pas.

Ce procédé est utilisé à la television et dans certaines salles de cinéma. J'ai notamment assuré l'audiodescription de films comme Ocean's twelve, de dessins animés comme l'âge de glace 4, ou des séries televises Homeland ou Le transporteur.

Je travaille aussi pour des spectacles de théâtre ou de danse. C'est la première fois que je fais ce travail pour du cirque.

Comment travaillez-vous?

Il faut peser chaque mot, pour retranscrire la démarche des gens, l'ambiance, ou décrire l'action. Il ne s'agit pas de s'imaginer dans la tête d'un non-voyant. Il faut s'attacher à restituer l'image.

Pour réaliser l'audiodescription d'une minute de spectacle, il faut compter une heure de travail. Mon travail, au cirque, commencera dès les répétitions du festival de Bayeux. Je vais rencontrer les artistes, pour apprendre le vocabulaire technique. Je vais ensuite filmer leur numéro, puis le visionner afin d'écrire des textes qui seront relus par un ami non-voyant. Il faut compter 50 heures de travail, pour une représentation.

Combien de spectateurs vont bénéficier de l'audiodescription ?

Une vingtaine de personnes, équipées de casques, pourra en profiter, pour la représentation du mercredi 4 mars.

Des adultes de l'association des aveugles et malvoyants de la Manche et cinq enfants de Caen y participeront. Je commenterai la representation en direct, installée devant un écran sur lequel le spectacle sera retransmis. Tout se déroulera en direct.

Propos recueillis par Éric MARIE.

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Article de Ouest France Lisieux 15-16 novembre 2014

Du matériel pour faciliter la vie des malvoyants

Une trentaine de déficients visuels ont découvert et testé les nouvelles technologies adaptées à leur handicap.

La démonstration était organisée par Jean-Marie Delerue, de l'Association Valentin Haüy, en partenariat avec l'intercom Lisieux Pays d'Auge Normandie.
« Ce sont des objets qui nous apportent plus d'autonomie, explique Richard Piotrowski, responsable de l'antenne AVH Lisieux. Nous avons pu découvrir des télé-agrandisseurs, des dictaphones, des ordinateurs, mais aussi des petits objets très utiles comme des détecteurs de couleurs ou des réveils. »

L'antenne de Lisieux est toujours à la recherche de bénévoles pour encadrer leurs randonnées pédestres.

Renseignements. Richard Piotrowski
tél. 06 14 64 57 82, mail: richardpiotrowski.sfr.fr

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Article de Ouest France du lundi 13 octobre 2014

Ils ont "vu" les arbres avec leurs doigts

Voyants et non-voyants ont participé à une promenade botanique et tactile, samedi après-midi, à la Colline aux oiseaux.

En partenariat avec le Jardin des plantes de Caen, le Comité régional pour l’étude et l’aménagement de la nature (Crépan), en collaboration avec l’Association pour l’accessibilité des déficients visuels (Cecitix) a organisé, samedi à la Colline aux oiseaux, une promenade botanique et tactile. Au cours d’un parcours d’une heure dans le parc, voyants et nonvoyants ont pu expérimenter la découverte d’une vingtaine d’arbres et arbustes par le toucher, en s’intéressant principalement aux troncs, écorces et bourgeons. Une promenade sensorielle encadrée par Annick Noël, du Crépan, et Xavier Dussart, du Jardin des plantes, pour permettre à la trentaine de participants« de toucher la nature pour mieux la comprendre et surtout mieux la ressentir ». L’atelier découverte s’est prolongé par un bilan, à la maison à énergie positive située dans le parc, avec des échantillons ramassés en chemin qu’il fallait« voir avec ses doigts » et reconnaître uniquement par le toucher. Les plus faciles : l’écorce du bouleau, qui a la caractéristique du papier, et celle profondément striée du liquidambar. Maintenant, à vous d’essayer !

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Article de Ouest France du 8 septembre 2014

Les Foulées de Mathieu permettent la remise de 244 Euros à l'Association m'as-tu vu


L’association M’as-tu vu Calvados avait été choisie par la commission municipale animation pour la 26e édition des Foulées de Mathieu.« Nous reversons 1 € par engagé sur la course des adultes. Sur les 15 km, nous avions 158 engagés en solo et 43 duos » , précise Edith Duboille, adjointe et co-organisatrice. Un chèque de 244 € a été remis à l’association à l’issue des courses, samedi.« Avec cet argent, nous allons pouvoir acheter des livres et des jeux de société pour les enfants déficients visuels » , annonce Catherine Fossard, la présidente.

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Article Ouest France du 4 Septembre 2014

Même aveugle, on peut franchir des obstacles

Mardi et mercredi, l’association provençale Rouchy des aveugles à cheval a présenté l’équitation sensitive sans la vue. Un cavalier non-voyant à cheval, c’est possible. Impressionnant.

Principe
À écouter Christian Paulvé, la pratique de l’équitation pour les nonvoyants semble simple.
« Le principe, c’est d’utiliser la nature du cheval, explique le conseiller technique auprès de l’association Rouchy des aveugles à cheval. Le cheval est un être très sensible. Il fait beaucoup attention à son environnement pour sauver sa peau. Le cheval se préservera toujours. » Cette sensibilité et cette intelligence de l’animal sont utilisées par les pratiquants pour être guidés sur la piste.

Techniques
Si le cheval est considéré comme le guide lorsqu’il est associé à un nonvoyant, son cavalier conserve un rôle prépondérant. « Le plus compliqué, c’est de tenir son équilibre et de garder le cheval disponible », assure Anthony Hugerot, cavalier atteint d’une rétinite pigmentaire, une maladie génétique. « Après avoir assimilé le rapport de confiance avec le cheval, le cavalier doit apprendre à organiser la vie de l’animal, ajoute Christian Paulvé. Ce dernier effectuera alors les mouvements que l’on souhaite le voir appliquer », via les propres mouvements du corps du cavalier. Le cheval imite en quelque sorte les mouvements du non-voyant. « On travaille aussi par guidage vocal. »

Obstacle
Le plus impressionnant, peut-être : voir un cavalier non-voyant franchir un obstacle.
« Jusqu’à présent, nous n’avons trouvé aucune limite », se réjouit Christian Paulvé. Même la chute dont a été victime Mathieu Hugerot, mardi, lors de sa démonstration, n’est pas liée à son handicap.« Sa selle était mal sanglée. J’aurais dû vérifier, regrette Christian Paulvé. Elle s’est mise à tourner dans un virage Les déficients visuels chutent moins souvent que les autres cavaliers. Et puis, il n’y a que les cavaliers qui ne montent pas qui ne tombent pas. »

Association
L’association Rouchy des aveugles à cheval est basée à Vitrolles (Bouches-du-Rhône). 
« Nous sommes la seule association en France à proposer un travail en autonomie aux aveugles avec des stages collectifs », insiste Christian Paulvé. L’association a été fondée en août 2002, sous l’impulsion de trois cavaliers membres du centre équestre des Collets Rouges à Vitrolles. Jean Louis Rouchy, 87 ans, n’est autre que leur instructeur en reprise de dressage. Il a amené la première équipe d’aveugles aux Jeux paralympiques. L’association propose également des formations professionnelles en matière d’activités équestres aux non-voyants.

Benoît LASCOUX.